Agrimonia eupatoria L.
Plante astringente de la famille des Rosacées, l'aigremoine est traditionnellement reconnue pour apaiser les troubles digestifs, soutenir la sphère hépatobiliaire et calmer les inflammations des muqueuses. Sans contre-indication connue, elle offre un soutien polyvalent et sûr.

L'aigremoine est une alliée précieuse des muqueuses digestives et respiratoires, reconnue pour apaiser les diarrhées légères et les inflammations. Elle soutient également l'équilibre glycémique et la santé hépatobiliaire.
Aigremoine, Aigremoine eupatoire — Anglais : Agrimony
Son nom viendrait de Mithridate Eupator (123-63 av. J.-C.), qui aurait introduit la plante dans la thérapeutique, ou du grec hepatorios, en référence à ses usages ancestraux dans les maladies du foie. Une autre étymologie possible est argemon (tache sur le blanc de l'œil), car son suc était utilisé pour soigner ces affections oculaires.
Connue de Dioscoride et de Pline, l'aigremoine était recommandée en décoction pour les troubles h��patiques et comme antidote contre les morsures de serpent. Sainte Hildegarde la préconisait contre la fièvre, l'amnésie et les troubles de la vision. Au XVIe siècle, elle était utilisée pour traiter les ictères, les coliques hépatiques, les prurits et favoriser la cicatrisation des plaies.
Sommités fleuries (fleurs et feuilles) séchées
L'aigremoine présente un excellent profil de sécurité : aucune contre-indication ni toxicité n'est rapportée aux doses thérapeutiques usuelles.
Usages traditionnels remarquables
Traditionnellement, l'aigremoine était utilisée en cataplasme pour les foulures, en petit lait (avec la fumeterre) pour les dermatoses, en vin macéré pour la rétention urinaire, et en compresses vineuses pour les ulcères variqueux et plaies difficiles à cicatriser.
Elle était particulièrement recommandée, associée au sisymbre (herbe aux chantres), pour les fumeurs et les chanteurs afin d'éclaircir la voix et soulager l'enrouement.
Myrtille et mûrier noir (diabète type 2), marrube, rhubarbe et bugrane (lithiase biliaire), achillée millefeuille, salicaire et potentille (diarrhée), sauge officinale et serpolet (affections bucco-pharyngées, bains de pieds), ronce et érysimum/herbe aux chantres (enrouement, extinction de voix), sisymbre (fumeurs, chanteurs), fumeterre (dermatoses)
Ces informations sont fournies à titre éducatif et ne remplacent pas un avis médical. En cas de pathologie, de grossesse, d'allaitement ou de traitement en cours, demandez conseil à un professionnel de santé.