Menyanthe

Menyanthes trifoliata L.

Le Ményanthe (Menyanthes trifoliata) ou Trèfle d'eau, amer extrême des marais européens. Tonique immunostimulant et eupeptique historique du scorbut. Convalescences, inappétence, prise de poids, états grippaux, dyspepsies, dysménorrhées.

Menyanthe

BIENFAITS

Le Ményanthe (Menyanthes trifoliata) ou Trèfle d'eau, plante des marais européens. Amer extrême, tonique immunostimulant et eupeptique historique du scorbut et des fièvres. Convalescences, inappétence, prise de poids, états grippaux, dyspepsies, dysménorrhées. Utilisée par Cazin, ancêtre de l'École Française de Phytothérapie.

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Autres noms

Trèfle d'eau, Trèfle aquatique, Trèfle des marais, Trèfle de la fièvre — Anglais : Common bogbean, Buckbean

Origine du nom

Le Ményanthe ou Trèfle d'eau (Menyanthes trifoliata L.) tire son nom du grec Menuo (« je révèle ») et Anthos (« fleur ») en référence à l'ouverture progressive de ses fleurs.

Description et habitat

  • Plante herbacée pérenne de la famille des Menyanthaceae
  • Présente partout en Europe (sauf pourtour méditerranéen), Asie du Nord et Amérique du Nord
  • Affectionne les zones humides, prés tourbeux et marécages
  • Rhizome écailleux rampant, feuilles à 3 folioles ovales
  • Fleurs blanches en grappes terminales aux 5 pétales finement frangés et poilus

Historique et vertus traditionnelles

Au XVIIe siècle, Simon Paulli guérissait le scorbut avec cette plante. Au XVIIIe siècle, Buffon la recommandait aussi pour cet usage ; elle était considérée comme fébrifuge, d'où le nom « Trèfle de la Fièvre ». Au XIXe siècle, François-Joseph Cazin, médecin considéré comme l'ancêtre de l'École Française de Phytothérapie, l'utilisait contre le rachitisme, la scrofule, la paresse d'estomac, les maladies de peau, la goutte, les rhumatismes et l'arthrite.

Parties utilisées

Feuille

Constituants connus

  • Iridoïdes et sécoiridoïdes : swéroside, menthiafoline (molécules amères)
  • Flavonoïdes : rutoside, hypéroside, isoquercitroside
  • Alcaloïdes monoterpéniques : gentianine, gentialutéine
  • Acides-phénols, coumarines (scopolétol), tanins, triterpènes

Propriétés — voie interne

  • Immunomodulateur
  • Tonique amer
  • Apéritif
  • Dépuratif
  • Emménagogue
  • Stomachique
  • Vermifuge
  • Anti-tumoral
  • Fébrifuge

Propriétés — voie externe

Indications — voie interne

  • Asthénie/immunité : renforce le système immunitaire en préventif, convalescences, asthénies fonctionnelles, perte d'appétit, états grippaux.
  • Digestif : stimule et facilite la digestion, dyspepsies, affections atoniques.
  • Génital : dysménorrhées.

Indications — voie externe

Mode d'emploi — voie interne

  • Infusé : 20 à 30 g de feuilles séchées dans 1 litre d'eau, infuser 5 à 10 minutes ; 2 à 3 tasses par jour (infusion extrêmement amère)
  • Gélules ou comprimés de poudre
  • Vin apéritif : 30 g de feuilles séchées dans 1 litre de vin rouge, macérer 10 jours, filtrer

Mode d'emploi — voie externe

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Précautions d'emploi

  • Diarrhées, coliques : à éviter (irritation digestive)
  • Fortes doses : peut entraîner des vomissements
  • Grossesse : déconseillé (emménagogue)
  • Ulcère gastro-duodénal : prudence

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Recettes traditionnelles

Synergies

Pour l'inappétence : Gentiane, Quinquina, Petite centaurée, Chardon-Béni. Pour la convalescence : Quinquina, Ginseng, Avoine. Pour les états grippaux : Échinacée, Sureau, Cyprès. Pour les dysménorrhées : Achillée, Alchémille, Sauge. Vin apéritif amer traditionnel : Ményanthe + Gentiane + Aurantium.

Ce qu'il faut retenir

  • Tonique immunostimulant
  • Utilisé contre le scorbut
  • Plante des marais

Ces informations sont fournies à titre éducatif et ne remplacent pas un avis médical. En cas de pathologie, de grossesse, d'allaitement ou de traitement en cours, demandez conseil à un professionnel de santé.