Antennaria dioica Gaertn.
Plante pectorale alpine aux vertus adoucissantes, le Pied de chat apaise efficacement les toux irritatives et les inflammations respiratoires. Membre des « Espèces pectorales », elle soutient également la fonction biliaire.

Le Pied de chat (Antennaria dioica Gaertn.), de la famille des Asteraceae, est une petite plante vivace cotonneuse mesurant de 5 à 25 cm de hauteur. Elle pousse dans les prés et sur les pentes ensoleillées de l'hémisphère nord, principalement sur terrains siliceux et pauvres, entre 500 et 2800 m d'altitude. Son nom évocateur provient de l'aspect doux et cotonneux de ses fleurs réunies en coussinets rappelant les pattes du chat, tandis que son nom latin fait allusion aux soies de ses fleurs hermaphrodites renflées comme des antennes de papillon.
Ses feuilles spatulées forment une rosette basale blanche et tomenteuse, tandis que les feuilles caulinaires sont linéaires lancéolées. Les fleurs, de type gamopétale, sont tubuleuses et très petites, regroupées en 3 à 8 capitules aux bractées brillantes blanches ou roses. Les pieds femelles portent généralement des capitules roses, les hermaphrodites des capitules blancs.
Les capitules du Pied de chat renferment une composition simple mais efficace :
Cette composition confère à la plante son action douce mais ciblée sur les voies respiratoires et digestives.
Le Pied de chat est avant tout reconnu pour son action anti-tussive émolliente. Les mucilages qu'il contient forment un film protecteur sur les muqueuses respiratoires irritées, apaisant ainsi la toux sèche et irritative. Cette propriété en fait un composant traditionnel des « Espèces pectorales », ces mélanges de plantes destinés à soulager les affections bronchiques légères.
Son utilisation est particulièrement indiquée dans les inflammations des voies respiratoires et les bronchites, où il procure un soulagement doux et progressif.
La plante présente également une action immuno-stimulante, renforçant les défenses naturelles de l'organisme. Cette propriété, bien que secondaire, complète son action respiratoire en aidant l'organisme à mieux lutter contre les infections.
Le Pied de chat exerce une action cholagogue, favorisant l'évacuation de la bile et soutenant ainsi la fonction hépatobiliaire. Il est traditionnellement employé en décoction concentrée pour traiter les dyspepsies et améliorer la digestion.
En usage externe, la plante possède des propriétés vulnéraires, accélérant la cicatrisation des plaies et apaisant les contusions. Les compresses de décoction sont appliquées sur les enflures et traumatismes cutanés pour leurs effets anti-inflammatoires locaux.
Le Pied de chat trouve ses principales applications dans :
La plante s'emploie principalement sous forme d'infusion ou de décoction. Pour les affections respiratoires, on prépare une infusion à raison de 30 à 50 g de capitules par litre d'eau ou de lait, à raison d'une tasse 2 à 4 fois par jour. Pour l'effet cholagogue, une décoction plus concentrée (100 g/l) est préférable.
En usage externe, la décoction s'applique sur des compresses pour traiter les contusions et enflures, ou en gargarisme pour apaiser les maux de gorge et inflammations bucco-pharyngées.
Le Pied de chat présente un excellent profil de sécurité. Aucune contre-indication ni précaution d'emploi particulière n'est rapportée dans la littérature traditionnelle. Sa douceur d'action en fait une plante bien tolérée, même sur des périodes prolongées.
Bien que le Pied de chat ne semble pas avoir été connu des médecins de l'Antiquité, il s'est imposé dans la pharmacopée traditionnelle européenne comme membre à part entière des « Espèces pectorales », ces mélanges destinés à apaiser la toux et les affections respiratoires bénignes. Sa texture cotonneuse caractéristique et ses fleurs délicates en font une plante aisément reconnaissable dans son habitat montagnard.
Le Pied de chat est traditionnellement reconnu pour apaiser les toux irritatives et les inflammations respiratoires. En usage externe, il favorise la cicatrisation et soulage les contusions.
Le Pied de chat s'associe traditionnellement avec d'autres plantes pectorales comme le Tussilage, la Guimauve, le Bouillon blanc ou la Violette pour renforcer son action sur les voies respiratoires. Pour l'effet cholagogue, il peut être combiné avec le Pissenlit ou l'Artichaut.
Infusion pour les affections respiratoires : 30 à 50 g de capitules par litre d'eau ou de lait. Prendre une tasse 2 à 4 fois par jour contre la toux et en cas de bronchite.
Décoction pour l'effet cholagogue : 100 g de capitules par litre d'eau.
Gargarisme : Infusion ou décoction en gargarisme contre la toux et les inflammations bucco-pharyngées.
Compresses : Décoction appliquée sur des compresses pour les enflures et contusions.
PARTIES UTILISEES:
Aucune contre-indication connue à ce jour.
Comme pour toute plante médicinale, il est recommandé de consulter un professionnel de santé en cas de grossesse, d'allaitement ou de traitement médicamenteux en cours.