Mélilot

Melilotus officinalis L.

Le Mélilot (Melilotus officinalis), « lotus à miel », est le grand veinotonique à coumarine. Anti-oedémateux, anti-inflammatoire, il traite l'insuffisance veineuse, les hémorroïdes et les troubles de la ménopause. Excellent associé au Lotier corniculé. En externe : conjonctivites et contusions.

Mélilot

BIENFAITS

Le Mélilot est le grand veinotonique à coumarine de la phytothérapie. « Lotus à miel », il était la panacée digestive du temps de Molière. Aujourd'hui reconnu pour son action vasculaire — insuffisance veineuse, oedèmes, congestion lymphatique — et apprécié pour les troubles de la ménopause en association avec le Lotier corniculé.

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Autres noms

Trèfle des mouches, Casse-lunettes, Petit trèfle jaune, Luzerne bâtarde — Anglais : Sweet clover

Origine du nom

Le Mélilot (Melilotus officinalis L.) est une plante herbacée bisannuelle de 50 à 80 cm de la famille des Fabaceae, très répandue dans toute l'Europe (sauf extrêmes). Son parfum de miel — dû à la coumarine — le distingue de loin.

Son nom vient du grec meli (miel) et lotos (lotus) : « lotus à miel ».

Description et habitat

  • Plante herbacée bisannuelle de 50 à 80 cm
  • Famille des Fabaceae
  • Fleurs jaunes pâles en longues grappes
  • Répartition : toute l'Europe (sauf extrêmes)

Historique et vertus traditionnelles

Hippocrate et Théophraste mentionnaient déjà le mélilot pour « calmer les débordements d'humeur dans l'ivresse ». Matthiole le recommandait en décoction pour les conjonctivites et ulcérations des paupières. Au temps de Molière, c'était une véritable panacée : les médecins le considéraient comme la plante majeure pour les problèmes digestifs et intestinaux.

Sa découverte la plus importante en pharmacologie est le dicoumarol — obtenu lors de contamination fongique du mélilotoside — premier modèle des anticoagulants de synthèse.

Parties utilisées

Sommités fleuries sèches (odeur de coumarine, saveur amère et âpre)

Constituants connus

  • Coumarines : melilotoside (hétéroside) → coumarine libre par hydrolyse
  • Saponosides triterpéniques (mélilotigénine)
  • Flavonoïdes (dérivés du quercétol et kaempférol)
  • Acides-phénols (mélilotique, caféique, férulique, salicylique)

Propriétés — voie interne

  • Veinotonique et anti-oedémateux : augmente le débit veineux et lymphatique, diminue la perméabilité capillaire — études expérimentales confirmées
  • Anti-inflammatoire : la coumarine diminue l'activité des phagocytes et améliore l'oxygénation tissulaire par la micro-circulation
  • Sédatif léger et anti-spasmodique : utile pour les troubles mineurs du sommeil et la ménopause
  • Accélère la cicatrisation et la régénération tissulaire (coumarine)

Propriétés — voie externe

Indications — voie interne

  • Veineux et lymphatique (indication principale) : insuffisance veineuse chronique, hémorroïdes, congestion lymphatique, thromboses veineuses.
  • Ménopause : bouffées de chaleur, nervosité, maux de tête — excellent associé au Lotier corniculé.
  • Système nerveux : troubles mineurs du sommeil.
  • Digestif : digestion difficile, coliques spasmodiques.

Indications — voie externe

  • Voie externe : contusions, entorses, hématomes, conjonctivites (compresses ou collyre).

Mode d'emploi — voie interne

  • Infusion : 3 à 5 g de sommités fleuries séchées par litre d'eau ; 2 à 3 petites tasses par jour
  • Alcoolature ou teinture : 30 gouttes, 2 à 3 fois par jour

Mode d'emploi — voie externe

  • Compresses de décocté (30 à 50 g par l d'eau) : contusions, entorses, hématomes, conjonctivites
  • Cataplasme tiède de sommités fleuries cuites : coliques intestinales, inflammation du bas-ventre
  • Hydrolat comme collyre (conjonctivites)

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Précautions d'emploi

  • Aucune connue si la plante a été convenablement séchée
  • Moisissures : si la plante est mal séchée ou moisie, le mélilotoside peut être transformé en dicoumarol (anticoagulant puissant) — ne jamais utiliser une plante moisie
  • Céphalées dans de rares cas
  • Prudence en cas de traitement anticoagulant oral (association déconseillée par précaution)

Notez-le

Recettes traditionnelles

Synergies

Pour l'insuffisance veineuse : Marronnier d'Inde, Vigne rouge, Hamamélis. Pour les troubles de la ménopause : Lotier corniculé (association de référence). Pour les conjonctivites : Plantain + Bleuet + Euphraise (tisane Dr Valnet). Pour les oedèmes : Cyprès, Reine des prés.

Ce qu'il faut retenir

  • Grand veinotonique à coumarine
  • Utilisé pour l'insuffisance veineuse et les troubles de la ménopause
  • Précautions d'emploi importantes en cas de moisissure

Ces informations sont fournies à titre éducatif et ne remplacent pas un avis médical. En cas de pathologie, de grossesse, d'allaitement ou de traitement en cours, demandez conseil à un professionnel de santé.