Melilotus officinalis L.
Le Mélilot (Melilotus officinalis), « lotus à miel », est le grand veinotonique à coumarine. Anti-oedémateux, anti-inflammatoire, il traite l'insuffisance veineuse, les hémorroïdes et les troubles de la ménopause. Excellent associé au Lotier corniculé. En externe : conjonctivites et contusions.

Le Mélilot (Melilotus officinalis L.) est une plante herbacée bisannuelle de 50 à 80 cm de la famille des Fabaceae, très répandue dans toute l'Europe (sauf extrêmes). Son parfum de miel — dû à la coumarine — le distingue de loin. Ses fleurs jaunes pâles papilionacées en longues grappes ornent bords de chemins, pâtures et friches.
Son nom vient du grec meli (miel) et lotos (lotus) : « lotus à miel ». Noms vernaculaires : Trèfle des mouches, Casse-lunettes, Petit trèfle jaune, Luzerne bâtarde.
Hippocrate et Théophraste mentionnaient déjà le mélilot pour « calmer les débordements d'humeur dans l'ivresse ». Matthiole le recommandait en décoction pour les conjonctivites et ulcérations des paupières. Au temps de Molière, c'était une véritable panacée : les médecins le considéraient comme la plante majeure pour les problèmes digestifs et intestinaux. Sa découverte la plus importante en pharmacologie est le dicoumarol — obtenu lors de contamination fongique du mélilotoside — premier modèle des anticoagulants de synthèse.
Des études expérimentales ont montré que le mélilot est actif sur les fibres musculaires lisses des vaisseaux : augmente le débit veineux et lymphatique, diminue la perméabilité capillaire, accélère la résorption des oedèmes. La coumarine augmente l'oxygénation tissulaire par la micro-circulation et stabilise les membranes des érythrocytes. Le mélilot est aussi sédatif léger, antispasmodique et anti-agrégant plaquettaire (possible).
Veineux et lymphatique (indication principale) : insuffisance veineuse chronique, hémorroïdes, congestion lymphatique, thromboses veineuses.
Ménopause : bouffées de chaleur, nervosité, maux de tête — excellent associé au Lotier corniculé.
Système nerveux : troubles mineurs du sommeil.
Digestif : digestion difficile, coliques spasmodiques.
Voie externe : contusions, entorses, hématomes, conjonctivites (compresses ou collyre).
Infusion (3-5 g/l, 2-3 tasses/j) ou teinture (30 gouttes, 2-3×/j). En externe : compresses de décocté (30-50 g/l), collyre (hydrolat). Tisane des conjonctivites (Dr Valnet) : Plantain + Bleuet + Mélilot + Euphraise.
Aucune contre-indication si bien séchée. Ne jamais utiliser une plante moisie (risque dicoumarol). Prudence avec les anticoagulants oraux.
Le Mélilot est souvent utilisé en association avec le Marronnier d'Inde et la Vigne rouge pour l'insuffisance veineuse. C'est dans le domaine vasculaire qu'il est le plus reconnu. Son association avec le Lotier corniculé pour la ménopause mérite d'être mieux connue. Plante polyvalente dont les études expérimentales confirment l'efficacité.
Le Mélilot est le grand veinotonique à coumarine de la phytothérapie. « Lotus à miel », il était la panacée digestive du temps de Molière. Aujourd'hui reconnu pour son action vasculaire — insuffisance veineuse, oedèmes, congestion lymphatique — et apprécié pour les troubles de la ménopause en association avec le Lotier corniculé.
Pour l'insuffisance veineuse : Marronnier d'Inde, Vigne rouge, Hamamélis. Pour les troubles de la ménopause : Lotier corniculé (association de référence). Pour les conjonctivites : Plantain + Bleuet + Euphraise (tisane Dr Valnet). Pour les oedèmes : Cyprès, Reine des prés.
Parts égales : Plantain + Bleuet + Mélilot + Euphraise. 20 g du mélange pour ½ litre d'eau, infuser 10 min, filtrer soigneusement. Utiliser en compresses oculaires plusieurs fois par jour.
100 g de fleurs de mélilot + 30 g camomille + 30 g sureau fleurs. Une cuillère à café par tasse.
PARTIES UTILISEES: