Menthe poivrée

Mentha x piperita L.

La Menthe poivrée (Mentha x piperita), hybride aromatique majeur de la pharmacopée mondiale. Menthol antispasmodique digestif, cholagogue, anti-nauséeux et stimulant intellectuel. Gastrites, colites, ballonnements, mauvaise haleine, migraines, rhume, douleurs musculaires.

Menthe poivrée

TOUT CE QU'IL FAUT SAVOIR

Origine et tradition de la Menthe poivrée

La Menthe poivrée (Mentha x piperita L.) est une plante herbacée vivace par son rhizome, hybride stérile issu du croisement Mentha aquatica × Mentha spicata, de la famille des Lamiaceae. Cultivée, provenant d'Angleterre et des pays méditerranéens. Tige noueuse striée de violet, feuilles opposées décussées denté-crénelées à odeur aromatique, fleurs rouge-pâle en épis terminaux.

L'origine du mot « menthe » se trouve dans la mythologie grecque : la nymphe Mentha aimée d'Hadès, transformée en plante par sa femme jalouse Perséphone — Hadès lui donna son odeur en compensation. Noms vernaculaires : Menthe anglaise. Nom anglais : Peppermint.

Histoire et tradition

L'usage des menthes remonte à l'Antiquité (menthe verte, menthe pouliot, menthe aquatique). Mentionnée dans toutes les anciennes listes de plantes du Moyen Âge et cultivée dans les couvents (Capitulare de Villis). Plante largement utilisée dans toutes les pharmacopées modernes.

Composition phytochimique

  • HE 0,5 à 6 % : menthol et dérivés, cétones (menthone, pulégone, carvone), 1,8-cinéole
  • Flavonoïdes : eriocitrine, gardénine
  • Acides-phénols : rosmarinique, caféique
  • Triterpènes : acide ursolique

Propriétés thérapeutiques

Voie interne : carminatif, anti-spasmodique (menthol relaxe la musculature lisse et le sphincter d'Oddi), cholagogue, cholérétique, radioprotecteur, stimulant intellectuel, anti-nauséeux, anti-oxydant.

Voie externe (HE) : antiseptique, analgésique, décongestionnant.

Indications thérapeutiques

Digestif : gastrite, mauvaise haleine, entérite, colites, ballonnements, cholécystopathie.

ORL : rhume.

Système nerveux : migraines, névralgies, fatigue générale et intellectuelle.

Externe (HE) : douleurs musculaires et rhumatismales, zona, névralgies, piqûres d'insectes.

Mode d'emploi

Infusé 3 c.à.s/litre, TM ou HE (encadré). Inhalation ou application locale diluée.

Sécurité d'emploi

Prudence calculs biliaires. HE CI nourrisson, grossesse, allaitement. Pas de surdosage per os.

Place dans la phytothérapie moderne

La Menthe poivrée entre dans la composition de très nombreux mélanges digestifs. L'HE, très intéressante mais puissante, doit être utilisée avec parcimonie. Synergie classique avec Camomille romaine et Mélisse (tisane jeunesse), avec Anis vert et Fenouil pour les ballonnements, avec Lavande pour les migraines (HE en local).

BIENFAITS

La Menthe poivrée (Mentha x piperita), hybride aromatique majeur de la pharmacopée mondiale. Menthol antispasmodique digestif, cholagogue, anti-nauséeux et stimulant intellectuel. Gastrites, colites, ballonnements, mauvaise haleine, migraines, rhume, douleurs musculaires (externe en HE).

Synergies & Posologie

Synergies avec :

Pour la digestion : Camomille romaine, Mélisse, Anis vert, Fenouil, Verveine odorante. Pour les migraines : Lavande, Romarin, Mélisse (HE en local sur les tempes). Pour le rhume : Eucalyptus, Pin, Ravintsara (inhalation). Pour les douleurs musculaires : Gaulthérie, Eucalyptus citronné, Lavandin (en HV). Tisane jeunesse : Camomille + Sauge + Menthe poivrée.

Dosage et Posologie

Voie interne

  • Infusé : 3 cuillères à soupe dans 1 litre d'eau par jour en cas de troubles gastro-intestinaux et biliaires
  • Alcoolature, teinture mère au 1/5
  • Huile essentielle : usage strictement encadré (voir aromathérapie)

Voie externe

  • HE en inhalation : 3 à 4 gouttes dans de l'eau bouillante (rhume)
  • HE en application locale diluée : douleurs musculaires, piqûres

PARTIES UTILISEES:

Feuilles à odeur intense et saveur aromatique rafraîchissante

Précautions & Contre-indications

Précautions d'emploi

  • Calculs biliaires : prudence (cholagogue)
  • Huile essentielle :
    • Jamais chez le nourrisson (risque de spasme laryngé ou bronchique)
    • Jamais chez la femme enceinte ou allaitante (cétones abortives)
    • Pas de massage sur grandes surfaces
    • Per os : ne pas dépasser les doses (hypertension, action sur le bulbe rachidien)
  • Reflux gastro-œsophagien : prudence (relaxe le sphincter œsophagien inférieur)