Ortie brûlante

Urtica urens L.

L'Ortie brûlante (Urtica urens) ou Petite ortie, version « grièche » de l'ortie dioïque. Mêmes propriétés : reminéralisante (fer, silice), anti-anémique, anti-inflammatoire, anti-allergique. Racine prostatique. Asthénies, anémies, rhumatismes, allergies, prostate.

Ortie brûlante

TOUT CE QU'IL FAUT SAVOIR

Origine et tradition de l'Ortie brûlante

L'Ortie brûlante (Urtica urens L.) est une plante herbacée monoïque vivace de 20-60 cm, de la famille des Urticaceae, très largement distribuée dans les régions tempérées et tropicales d'altitude (Europe, Asie, Afrique, Amérique du Nord). Elle pousse dans les décombres, friches et lieux cultivés enrichis. Tige robuste hérissée de poils urticants, feuilles ovales bordées de dents aiguës recouvertes de poils urticants qui injectent histamine, sérotonine et acétylcholine au contact.

Son nom Urtica vient du latin Urere (« brûler, faire souffrir, échauffer »). Noms vernaculaires : Petite ortie, Ortie grièche. Nom anglais : Stinging nettle.

Histoire et tradition

Connue depuis l'Antiquité, les usages de l'ortie brûlante ont été décrits par Dioscoride et Galien. La médecine ayurvédique y fait référence. Plante traditionnelle des asthénies, des carences minérales, des rhumatismes et des affections cutanées.

Composition phytochimique

Feuilles (idem ortie dioïque) :

  • Acides-phénols : caféique, chlorogénique
  • Amines (poils urticants) : histamine, sérotonine, acétylcholine
  • Caroténoïdes (bêta-carotène)
  • Flavonoïdes : dérivés du quercétol et du kaempférol
  • Coumarines, protéines, sels minéraux (calcium, potassium, silice), vitamines

Racines :

  • Acides phénols, lectines (UDA — Urtica Dioica Aglutinine immunomodulante)
  • Lignanes, polysaccharides, phytostérols nombreux

Propriétés thérapeutiques

Mêmes propriétés que l'Urtica dioica : reminéralisant, anti-anémique, anti-inflammatoire, diurétique, dépuratif, anti-allergique, modulateur prostatique.

Indications thérapeutiques

Asthénie/immunité : asthénies, convalescences, anémies, carences minérales.

Articulaire : rhumatismes, arthrites.

Cutané/allergie : eczéma, urticaire, allergies.

Urologie : hypertrophie bénigne de la prostate (racine), inflammations urinaires.

Mode d'emploi

Infusé de feuilles 30-50 g/litre, décocté de racine 30 g/litre, gélules de poudre. Cures de 2-3 mois.

Sécurité d'emploi

Prudence en cas d'œdème cardiaque/rénal, avec anticoagulants et antidiabétiques.

Place dans la phytothérapie moderne

L'Ortie brûlante est utilisée comme variante mineure de l'Ortie dioïque, avec laquelle elle partage l'essentiel de ses propriétés. Synergie classique : pour l'anémie avec Spiruline, Chlorella, Persil ; pour les rhumatismes avec Harpagophytum, Cassis, Reine-des-prés ; pour la prostate avec Sabal et Épilobe.

BIENFAITS

L'Ortie brûlante (Urtica urens) ou Petite ortie, version « grièche » de la grande ortie aux mêmes propriétés. Reminéralisante (fer, silice), anti-anémique, anti-inflammatoire, diurétique et dépurative. Racine modulatrice de la prostate. Asthénies, anémies, fragilités, rhumatismes, allergies, hypertrophie prostatique.

Synergies & Posologie

Synergies avec :

Pour l'anémie : Spiruline, Chlorella, Persil, Patience, Alfalfa. Pour les rhumatismes : Harpagophytum, Cassis, Reine-des-prés, Bouleau. Pour la prostate (racine) : Sabal, Épilobe, Courge, Pollen de seigle. Pour les allergies : Plantain, Cassis, Romarin (gemmothérapie). Pour la reminéralisation : Prêle, Lithothamne, Bambou tabashir.

Dosage et Posologie

Voie interne

  • Infusé de feuilles : 30 à 50 g par litre, infuser 10 minutes ; 2 à 3 tasses par jour
  • Décocté de racine : 30 g par litre, bouillir 10 minutes ; 2 à 3 tasses par jour (prostate)
  • Gélules de poudre (feuille ou racine selon indication)
  • Cure : 2 à 3 mois renouvelables

PARTIES UTILISEES:

Partie aérienne, feuille (racine également)

Précautions & Contre-indications

Précautions d'emploi

  • Œdèmes cardiaques ou rénaux : prudence (effet diurétique)
  • Anticoagulants : surveillance (vitamine K)
  • Antidiabétiques : surveillance glycémique
  • Grossesse et allaitement : usage prudent