Centaurium erythraea Rafn.
La Petite Centaurée (Centaurium erythraea) ou « Herbe au Centaure », amer eupeptique des druides. Sécoiridoïdes très amers — tonique général, fortifiant, stimulant des sécrétions digestives et fébrifuge presque comparable au quinquina. Asthénies, anémies, dyspepsies, inappétence.

La Petite Centaurée (Centaurium erythraea Rafn.) est une plante herbacée annuelle ou bisannuelle glabre de 30-60 cm, de la famille des Gentianaceae, répandue dans toute l'Europe, Amérique du Nord, Afrique du Nord et Asie occidentale. Tige quadrangulaire, feuilles en rosette basale puis sessiles, fleurs rose clair à rose vif en cymes corymbiformes plates.
Son nom Centaurium vient du grec Taureion — le centaure Chiron aurait soigné avec cette plante son pied blessé par une flèche. La langue populaire transforma l'étymologie en Centum aurei (« cent pièces d'or »), exprimant la haute estime médicinale dont elle jouissait. Noms vernaculaires : Petite centaurée commune, Petite centaurée rouge, Erythrée, Herbe à la fièvre, Herbe au Centaure, Gentianelle. Nom anglais : Centaury herb.
Connue depuis l'Antiquité, elle était l'antidote des druides contre piqûres de serpent et de scorpion. Ses propriétés fébrifuges lui valurent le nom bas-latin Febrefugium — son pouvoir antipyrétique est presque égal à celui du quinquina. Les Romains l'appelaient Herba felis terrae (« herbe de la bile de terre ») à cause de son amertume.
On retrouve son usage médicinal chez les disciples d'Hippocrate (Ve-IVe siècle av. J.-C.). Dioscoride la recommandait comme purgatif et emménagogue, pour soigner les yeux et panser les plaies. Au XVIIIe siècle, elle entrait dans la composition de la thériaque de la Pharmacopée maritime occidentale.
Voie interne : tonique, fortifiant, digestif (stimule sécrétions hépatiques et gastriques), anti-pyrétique, anti-inflammatoire, analgésique.
Asthénie/immunité : renforce l'immunité, asthénies fonctionnelles, anémies, convalescences post-grippales.
Digestif : digestions difficiles, dyspepsies chroniques, aigreurs d'estomac, paresse digestive, douleurs gastriques, achylies, perte temporaire d'appétit.
Infusion 10-30 g/litre, 2-3 tasses avant/après repas. Vin tonique traditionnel.
CI ulcère gastro-duodénal, grossesse, allaitement.
La Petite Centaurée reste l'un des grands amers de la pharmacopée européenne, aux côtés de la Gentiane, du Quinquina et du Chardon-béni. Composante classique des apéritifs amers digestifs. Synergie avec Gentiane et Romarin pour le foie, Quinquina pour la convalescence.
La Petite Centaurée (Centaurium erythraea) ou « Herbe au Centaure », amer eupeptique historique des druides. Sécoiridoïdes très amers (swertiamarine, gentiopicroside) — tonique général, fortifiant, stimulant des sécrétions digestives et fébrifuge presque comparable au quinquina. Asthénies, anémies, convalescences, dyspepsies, perte d'appétit.
Pour l'inappétence : Gentiane, Quinquina, Chardon-Béni, Absinthe, Ményanthe. Pour la convalescence : Quinquina, Ginseng, Éleuthérocoque. Pour les dyspepsies : Romarin, Boldo, Pissenlit. Pour les états fébriles : Saule blanc, Reine-des-prés, Quinquina. Apéritif amer traditionnel : Petite centaurée + Gentiane + Aurantium.
PARTIES UTILISEES: