Cinchona succirubra Pav. ex Klotzsch (syn. Cinchona pubescens Vahl.)
Le Quinquina (Cinchona succirubra), « Poudre des Jésuites » et écorce historique du paludisme. Quinine et quinidine : fébrifuge, anti-grippal, tonique amer eupeptique, anti-asthénique. Convalescences, états grippaux, inappétence, prise de poids.

Le Quinquina rouge (Cinchona succirubra Pav. ex Klotzsch, syn. C. pubescens Vahl.) est un petit arbre pouvant atteindre 10 m de la famille des Rubiaceae, originaire des Andes amazoniennes où il pousse entre 1500 et 3000 m d'altitude. Son écorce devient brun-rougeâtre sur la face interne. Ses fleurs roses et blanches odorantes en grappes pendantes sont caractéristiques.
Son nom Cinchona rendrait hommage à la comtesse de Chinchon, épouse du vice-roi du Pérou, miraculeusement guérie de fièvre par l'écorce d'un arbre local. Noms vernaculaires : Quina, Kina, Écorce rouge du Pérou, Poudre des Jésuites, Poudre de la Comtesse.
Les Amérindiens précolombiens connaissaient déjà l'écorce. Selon la légende, ses propriétés antipaludéennes furent découvertes par un soldat espagnol fiévreux qui but l'eau trouble d'un lac où croupissaient des arbres de quinquina, et guérit miraculeusement. En 1638, la comtesse de Chinchon en rapporte à la cour d'Espagne : ce sera la « poudre de la comtesse ». Les Jésuites en obtiennent le monopole — d'où le nom de « Poudre des Jésuites ».
En 1820, Pelletier et Caventou isolent la quinine, principe actif majeur. En 1738, l'Académie des sciences envoie au Pérou la mission scientifique de La Condamine et Jussieu. La quinine sera utilisée massivement par les troupes françaises à Bône (Algérie) contre le paludisme.
Hahnemann, en s'auto-administrant du quinquina, constate qu'à petite dose il provoque les symptômes des maladies qu'il guérit à dose habituelle — découverte du principe Similia similibus et fondement de l'homéopathie.
Voie interne : tonifiant, stimulant, tonique amer, anti-asthénique, fébrifuge, anti-grippal, anti-paludéen, lipolytique, antalgique, modérateur cardiaque (quinidine).
Voie externe : adoucissant, émollient.
Asthénie et immunité : convalescences, asthénies fonctionnelles, asthénies grippales et post-grippales, inappétence, prise de poids, états fébriles.
Digestif : inappétence, dyspepsie, ballonnements, flatulences.
Cardiaque : rôle modérateur de l'excitabilité cardiaque (quinidine).
Externe : démangeaisons, pellicules.
Macération ou décocté 10-20 g/litre. TM 30 gouttes 3×/j. Vin de quinquina traditionnel de convalescence.
Prudence avec anticoagulants (potentialisation). Déconseillé en grossesse et allaitement.
Le Quinquina conserve une place de choix comme tonique amer eupeptique et plante des convalescences. La quinine a perdu son importance contre le paludisme (remplacée par chloroquine, méfloquine, artémisinine). Reste un des grands classiques de la pharmacopée européenne, base de nombreux apéritifs amers (Suze, vins de quinquina). Synergie classique avec Gentiane, Petite Centaurée et Chardon-Béni dans les amers digestifs.
Le Quinquina (Cinchona succirubra), « Poudre des Jésuites », est l'écorce historique du paludisme et l'un des meilleurs anti-grippaux et toniques amers connus. Riche en quinine et quinidine, il combine fébrifuge, anti-asthénique, eupeptique et modérateur cardiaque. Référence des convalescences, états grippaux, inappétences et prise de poids. Origine de l'homéopathie.
Pour l'inappétence et apéritif amer : Gentiane, Petite centaurée, Chardon-Béni, Absinthe. Pour les convalescences : Ginseng, Éleuthérocoque, Avoine. Pour la grippe : Sureau, Échinacée, Cyprès. Pour la fièvre : Saule blanc, Reine-des-prés. Combinaison apéritive classique : Quinquina + Gentiane + Aurantium.
20 g d'écorce sèche macérés 2 à 36 jours dans 1 litre de vin blanc doux ou de Banyuls. Filtrer. Apéritif tonique de convalescence.
PARTIES UTILISEES: