Renouée des oiseaux

Polygonum aviculare L.

La Renouée des oiseaux (Polygonum aviculare) ou « Herbe aux cent nœuds », plante officinale depuis l'Antiquité. Astringente, expectorante, diurétique, hypotensive et régulatrice glycémique. Adjuvant doux du diabète et de l'obésité, calme la soif des diabétiques.

Renouée des oiseaux

TOUT CE QU'IL FAUT SAVOIR

Origine et tradition de la Renouée des oiseaux

La Renouée des oiseaux (Polygonum aviculare L.) est une plante annuelle de 10-50 cm de la famille des Polygonaceae, présente dans les lieux cultivés et incultes du monde entier. Très polymorphe, ses tiges grêles étalées-diffuses portent des fleurs blanchâtres ou rosées subsessiles. Son nom vient du grec poly (« plusieurs ») et genum (« genou »), en référence aux nombreux nœuds présents sur la tige. Le nom « renouée des oiseaux » évoque ses tiges articulées « nouées plusieurs fois » et ses graines très appréciées des oiseaux.

Noms vernaculaires : Polygone renouée, Renouée trainasse, Centinode, Herbe aux cent nœuds, Herbe à cochon, Herbe des Saints-Innocents, herbe aux panaris.

Histoire et tradition

La plante est officinale depuis l'Antiquité. Les vieux auteurs la vantaient comme hémostatique — son suc arrêtait le saignement de nez. Dioscoride l'utilisait contre les hémorragies génitales et les morsures de serpent. Ses propriétés diurétiques sont utilisées en Chine depuis plus de 2000 ans.

À l'origine destinée aux cochons qui refusaient de se nourrir, elle fut utilisée à partir du XVIème siècle comme vermifuge, puis contre les « fuites de sang », le choléra, les infections d'oreilles, les problèmes intestinaux et respiratoires. Dans les campagnes du Tarn, on liait une tige de renouée autour du membre rhumatismal en allant uriner sur une touffe d'estragon. Les bergers égrenaient la renouée comme un chapelet pour méditer.

Composition phytochimique

  • Avicularine (quercétine-3-arabinoside) — flavonoïde caractéristique
  • Dérivés du kaempférol, du quercétol et de la myricétine
  • Mucilages acides, tanins, lignanes
  • Acide silicique soluble (silicates)
  • Coumarines : ombelliférone, scopolétine

Propriétés thérapeutiques

Voie interne : expectorant, sécrétolytique, astringent, hypotenseur, diurétique, tonique général, anti-agrégant plaquettaire, régulateur glycémique.

Voie externe : hémostatique.

Indications thérapeutiques

Digestif : diarrhée, hémorroïdes.

Respiratoire : inflammations bronchiques, toux, bronchite.

Cardio-vasculaire : hypertension.

Articulaire : rhumatisme, goutte.

Urinaire : inflammations urinaires, oligurie, règles irrégulières.

Métabolique : diabète (adjuvant — calme la soif), obésité (études récentes).

Mode d'emploi

Infusé 30-40 g/litre, 2-3 tasses/j. TM 30-40 gouttes 2-3×/j. Cataplasme et gargarisme en externe.

Sécurité d'emploi

Pas à fortes doses, à éviter en grossesse. Surveillance glycémique avec antidiabétiques.

Place dans la phytothérapie moderne

La Renouée des oiseaux est une plante polyvalente assez peu usitée en phytothérapie occidentale moderne. Son intérêt récent porte sur l'obésité et le syndrome métabolique. À associer au Mûrier et au Fénugrec dans le diabète, à l'Olivier dans l'HTA, à la Reine-des-prés dans les rhumatismes.

BIENFAITS

La Renouée des oiseaux (Polygonum aviculare), « Herbe aux cent nœuds » officinale depuis l'Antiquité. Astringente digestive, expectorante, diurétique et hypotensive, adjuvant doux du diabète et de l'obésité — calme la soif des diabétiques. Plante polyvalente, longtemps utilisée en médecine traditionnelle européenne et chinoise.

Synergies & Posologie

Synergies avec :

Pour le diabète et l'obésité : Mûrier, Fénugrec, Galéga, Haricot. Pour l'HTA : Olivier, Aubépine, Cassis (bourgeon). Pour les rhumatismes : Reine-des-prés, Harpagophytum, Cassis. Pour la toux et bronchite : Bouillon blanc, Lierre terrestre, Plantain. Pour les diarrhées : Tormentille, Salicaire, Aigremoine.

Dosage et Posologie

Voie interne

  • Infusé : 30 à 40 g par litre d'eau ; 2 à 3 tasses par jour
  • Teinture Mère ou extrait fluide : 30 à 40 gouttes 2 à 3 fois par jour

Voie externe

  • Cataplasme sur petites blessures et inflammations cutanées
  • Gargarisme pour les inflammations bucco-pharyngées

PARTIES UTILISEES:

Plante entière fleurie

Précautions & Contre-indications

Précautions d'emploi

  • Ne pas employer à fortes doses
  • Grossesse : à éviter
  • Antidiabétiques : surveillance glycémique recommandée
  • Anticoagulants/antiagrégants plaquettaires : prudence (effet anti-agrégant additif)