Rosa gallica L.
La rose rouge (Rosa gallica) est une plante médicinale ancestrale aux propriétés astringentes et anti-inflammatoires remarquables. Utilisée depuis l'Antiquité, elle soulage efficacement les troubles digestifs et les inflammations des muqueuses.

La rose rouge (Rosa gallica L.), également appelée rosier de France ou rosier de Provins, est un arbrisseau de la famille des Rosaceae. À l'état sauvage, elle pousse dans l'Est et le midi de la France, bien qu'elle soit relativement peu commune. Ses tiges sont caractérisées par des aiguillons très inégaux : certains forts et crochus, d'autres faibles et étroits.
Ses feuilles odorantes sont composées de 5 à 7 folioles dentées et glanduleuses, avec des stipules étroites. Elles présentent un vert foncé mat à la face supérieure et sont plus pâles et velues au revers. Les fleurs, qui mesurent entre 6 et 9 cm, sont magnifiques : rouge vif à purpurines, odorantes, solitaires, avec de nombreuses étamines et des sépales réfléchis après la floraison. Les faux fruits sont des réceptacles charnus rouge vif, arrondis à turbinés, contenant les véritables fruits (akènes hérissés de poils raides).
Plante protégée, la rose rouge cultivée pour l'herboristerie est une variété à nombreux pétales, rapportée des Croisades par Thibaut de Champagne au XIIIe siècle.
Les pétales de rose rouge renferment une composition riche et synergique :
Cette composition confère à la rose rouge ses propriétés thérapeutiques reconnues depuis des siècles.
L'action astringente de la rose rouge est sa propriété principale. Les tanins qu'elle contient resserrent les tissus et réduisent les sécrétions excessives, ce qui en fait un excellent anti-diarrhéique. Elle était d'ailleurs utilisée traditionnellement pour traiter les diarrhées chroniques et tous les écoulements chroniques.
En tant que fortifiant respiratoire, la rose rouge soutient la sphère pulmonaire. Historiquement, elle était même préconisée dans la tuberculose pulmonaire (« conserve de rose » du Codex 1884).
En application locale, la rose rouge manifeste des propriétés astringentes, anti-inflammatoires et anti-prurigineuses. Elle apaise les inflammations des muqueuses buccales et pharyngées, les aphtes, les irritations de la gorge. En usage gynécologique, elle traite les leucorrhées et métrorragies grâce à son action tonifiante sur les muqueuses.
La rose rouge s'utilise dans plusieurs contextes cliniques :
La rose est un symbole universel de l'amour depuis des temps immémoriaux. Son nom français, daté du début du XIIe siècle, dérive du latin rosa, lui-même apparenté au grec ancien rhodon, terme probablement emprunté à une langue orientale.
L'usage médicinal de la rose rouge remonte à la plus haute Antiquité. Son infusion était déjà reconnue il y a des siècles pour traiter les diarrhées chroniques et les écoulements. Au Moyen Âge, Thibaut de Champagne rapporta des Croisades une variété cultivée à nombreux pétales qui fit la renommée de Provins. Le Codex de 1884 mentionne encore la « conserve de rose » pour la tuberculose pulmonaire.
Au-delà de l'infusion classique, plusieurs préparations traditionnelles mettent en valeur les vertus de la rose rouge :
Il est important de ne pas confondre la rose rouge (Rosa gallica) avec la rose pâle (Rosa centifolia), qui possède des propriétés opposées : la rose pâle est laxative, alors que la rose rouge est anti-diarrhéique. Une infusion de pétales de rose pâle dans du petit-lait ou de l'eau, prise à jeun, constitue un laxatif doux.
La rose rouge incarne une phytothérapie ancestrale et éprouvée. Ses propriétés astringentes, anti-inflammatoires et apaisantes en font un remède de choix pour les troubles digestifs, les inflammations des muqueuses et les affections ORL. Son histoire millénaire et son innocuité en font une plante médicinale précieuse, aussi douce qu'efficace, qui mérite pleinement sa place dans la pharmacopée moderne.
La rose rouge aide à calmer les troubles digestifs, notamment les diarrhées chroniques, et apaise les irritations de la gorge et des muqueuses grâce à ses propriétés astringentes et anti-inflammatoires naturelles.
La rose rouge se combine traditionnellement avec la guimauve (Althaea officinalis) pour les maux de gorge, avec le plantain (Plantago) pour les inflammations des muqueuses, et avec la ronce (Rubus fruticosus) pour renforcer son action anti-diarrhéique. En usage externe, elle s'associe bien au calendula (Calendula officinalis) pour les inflammations cutanées et gynécologiques.
Infusion : 20 g de pétales de roses par litre d'eau, laisser infuser 10 minutes. Boire 3 tasses par jour avant les repas.
Gargarisme : infusé concentré à 1% (10 g par litre).
Injections vaginales : infusé pour problèmes génitaux (leucorrhées).
Compresses : appliquer un infusé concentré sur les zones concernées.
Durée : cure de quelques jours à plusieurs semaines selon les besoins.
PARTIES UTILISEES:
Aucune contre-indication connue.
La rose rouge (Rosa gallica) est considérée comme une plante sûre et bien tolérée. Elle peut être utilisée par tous, y compris les enfants et les personnes âgées.
Attention : Ne pas confondre avec la rose pâle (Rosa centifolia) qui possède des propriétés laxatives.