Souci

Calendula officinalis L.

Le Souci (Calendula officinalis) est l'une des grandes plantes cicatrisantes et anti-inflammatoires. Son macérat huileux soigne plaies, brûlures, érythèmes et dermatoses. Plante « douce » utilisable en voie externe même chez les bébés.

Souci

TOUT CE QU'IL FAUT SAVOIR

Origine et tradition du Souci

Le Souci (Calendula officinalis L.) est une plante herbacée annuelle ou bisannuelle de la famille des Asteraceae, visqueuse, de 30 à 50 cm de haut. Sa tige forte, velue, anguleuse porte des feuilles oblongues farineuses et des capitules jaune-orangé caractéristiques.

Surnommé Fleur de calendule, Fleur des premiers jours du mois, Souci des jardins, des vignes ou des champs, son nom dérive de « sol sicle » indiquant que le capitule floral suit le cycle du soleil.

Histoire et tradition

Probablement inconnu des civilisations antiques (ne croît à l'état sauvage ni en Italie ni en Grèce), le Souci est préconisé par sainte Hildegarde de Bingen au XIIe siècle dans les troubles intestinaux, et utilisé contre les morsures d'animaux et les obstructions de la rate et du foie. Au XVIe siècle, Matthiole l'emploie comme emménagogue, collyre, et pour guérir plaies profondes, brûlures et engelures.

Composition phytochimique

Les capitules floraux (variétés à fleurs doubles préférées) concentrent une composition complexe : caroténoïdes, flavonoïdes (0,3-0,8 %), polysaccharides (15 %), triterpènes pentacycliques, saponosides triterpéniques (calendulosides) 2-10 %, huile essentielle (0,2-0,3 %), coumarines, sesquiterpènes et quinones.

Propriétés thérapeutiques

Le Souci possède un éventail remarquablement large de propriétés : anti-inflammatoire et anti-oedémateux (triterpènes), anti-infectieux, anti-oxydant, cicatrisant et cyto-protecteur, immunostimulant, anti-spasmodique, sédatif léger du SNC, cholérétique et cholagogue, hypo-lipémiant, diaphorétique, diurétique et emménagogue. En voie externe, il est vulnéraire, anti-phlogistique et anti-prurigineux.

Indications thérapeutiques

Sphère digestive : ulcères gastro-duodénaux, gastrite, éructations, flatulence.

Système circulatoire : problèmes veineux des jambes, hémorroïdes.

Système ostéo-articulaire : inflammations rhumatismales.

Sphère hormonale : aménorrhée.

Voie externe (indication majeure) : inflammations cutanées, dermatoses infectées, contusions, retard de cicatrisation (favorise la synthèse du collagène), pharyngite, affections stomatologiques, érythème fessier du nourrisson, verrues.

Mode d'emploi

En interne, l'infusion en mélange ou la teinture mère. En externe, le macérat huileux est la forme reine — préparation simple à réaliser soi-même (3-4 semaines de macération de fleurs séchées dans huile d'amande douce ou de noyau d'abricot).

L'onguent traditionnel aux pétales et graisse de porc est un classique des plaies chroniques et ulcères de jambe.

Sécurité d'emploi

Aucune contre-indication connue. Plante particulièrement douce, utilisable en voie externe chez les bébés (érythème fessier, irritations). Éviter en cas d'allergie connue aux Asteraceae.

Place dans la phytothérapie moderne

Le Souci possède une composition complexe ne pouvant souvent pas être liée à un seul constituant, ce qui en fait une plante d'intérêt majeur. Star incontestée des baumes cicatrisants et des cosmétiques naturels, il reste l'une des plantes médicinales européennes les plus polyvalentes — la plante familiale par excellence pour la peau et les muqueuses.

BIENFAITS

Le Souci (Calendula officinalis) est l'une des plantes cicatrisantes et anti-inflammatoires les plus polyvalentes. Plante « douce » utilisable même en voie externe chez les bébés, son macérat huileux soigne plaies, brûlures, érythèmes fessiers, dermatoses et inflammations cutanées de toutes sortes.

Synergies & Posologie

Synergies avec :

Synergie avec la Matricaire et la Réglisse pour les ulcères gastro-duodénaux. Pour la cicatrisation cutanée, association classique avec le Millepertuis et la Consoude. Pour les hémorroïdes, complémentaire du Marronnier d'Inde et de l'Hamamélis. Pour l'érythème fessier du nourrisson, partenaire de la Camomille romaine.

Dosage et Posologie

Voie interne

  • Infusé : le plus souvent en mélange — aussi pour améliorer l'aspect d'une tisane (belle couleur orangée)
  • Teinture mère, alcoolature : selon dilution du laboratoire

Voie externe

  • Macérat huileux : tel quel ou incorporé dans baume, crème
  • Teinture, savon, talc : pour peaux sensibles
  • Verrues : écraser des feuilles fraîches dans du vinaigre, appliquer plusieurs fois par jour

Recette traditionnelle — Huile de massage

Remplir un bocal en verre stérilisé à l'alcool avec des fleurs séchées de souci. Recouvrir d'huile d'amande douce ou de noyau d'abricot. Macérer 3 à 4 semaines à l'abri de la lumière. Filtrer et conserver en flacons opaques.

Onguent ulcères et plaies

Faire bouillir 100 g de pétales dans 300 ml d'eau 3/4 h ; filtrer avec expression ; ajouter 2 fois son poids de graisse de porc ; mijoter à feu doux jusqu'à évaporation. Enduire la partie malade.

PARTIES UTILISEES:

Capitules floraux (variétés à fleurs doubles préférées)

Précautions & Contre-indications

Précautions d'emploi

  • Aucune contre-indication connue — plante « douce » utilisable même chez les bébés en voie externe
  • Allergie aux Asteraceae : éviter en cas d'allergie connue aux composées (lactones sesquiterpéniques)
  • Grossesse : usage prudent en voie interne (effet emménagogue, augmente le tonus utérin)